Solidago gigantea Aiton 1789
Solidago serotina Aiton 1789


Solidage géant
Solidage glabre
Solidage tardif
Tête d'or
Verge d'or géante
Pluie d'or


.de : Riesen-Goldrute
.en : Early Goldenrod
.fi : Isopiisku
.it : Verga-d'oro maggiore

Solidago gigantea, Solidage géant, Solidage glabre.

Ce Solidage géant est une plante herbacée vivace à rhizome qui peut atteindre une taille imposante de presque deux mètres de hauteur, sa floraison jaune vif créant des massifs hauts et denses.
La tige simple est glabre vers le bas, légèrement duveteuse vers le haut, elle est en général vert rougeâtre, certaines parties franchement rouges.
Les feuilles, sessiles ou très brièvement pétiolées, sont lancéolées, alternes, entières et largement dentées en scie, glabres au dessous ou couvertes de poils courts et raides sur les nervures mais aussi à la marge (feuilles cilliées au bord).

La floraison démarre au mois de juillet/août pour se terminer fin octobre ; les capitules des fleurs sont petits, environ 10 millimètres, dressés et groupés en une grappe dense sur des rameaux étalés et arqués donnant une apparence vaporeuse. Ces capitules sont composés de fleurs ligulées et tubuleuses, les tubuleuses au centre du capitule, les ligulées en périphérie, Solidago gigantea, les fleurs. ces dernières plus longues que les tubuleuses. La base des capitules, ou involucre, est formée de bractées engainantes qui s'étalent à la maturité des fruits pour faciliter leur dispersion.

Les fruits sont des cypsèles d'environ 1mm (cypsèle nom donné à l'akène des Astéracées) munis de poils (pappus, fruits à aigrettes) ce qui leurs permet de voler très loin et de propager ainsi le Solidage géant sur de nouveaux terrains à conquérir (plus de 20000 graines par plante !).

Une plante qui affectionne tout particulièrement les terrains humides et rudéralisés (anciens décombres, jachères, prairies non entretenues) et s'empresse de les coloniser grâce à son rhizome par reproduction végétative formant des peuplements denses, de 200 à 300 tiges au m2, étouffant et interdisant tout autre peuplement de plantes locales spontanées. C'est d'ailleurs un des seuls moyens de lutte possible, les fauchages qui empêchent la montée en graines et, répétés souvent, affaiblissent la plante en épuisant les réserves du rhizome.

Solidago gigantea est une plante qui a été importée d'Amérique du nord en Europe au milieu du XVII siècle comme plante ornementale pour créer, vu sa hauteur, des arrière-plans massifs et denses qui fleurissent tout l'été ; de plus c'est une plante mellifère très appréciée de nos insectes locaux (mouches, papillons, abeilles, bourdons, coléoptères...), malheureusement on peut (on doit ou devrait) la considérer aujourd'hui comme plante invasive et très largement envahissante ... ! Lorsqu'elle s'installe, le plus souvent sur des terrains abandonnés, de par sa taille, ses floraisons ultradenses, ses rhizomes vigoureux, très vite elle envahit, interdisant toute autre pousse, y compris forestière, créant très rapidement un peuplement monospécifique "naturel".
Elle est d'ailleurs inscrite sur la liste noire des plantes à éradiquer dans pas mal de pays, mais cette lutte s'annonce bien difficile.

Une de ses très proches cousines, la Verge d'or du Canada, Solidago canadensis, est encore plus haute pour atteindre les 2,50 mètres. Elle s'en diffère par une tige pubescente, non rouge mais verte, des feuilles elles aussi très velues au revers, et les fleurs ligulées ne dépassant pas les autres fleurs tubuleuses.
S. canadensis se satisfait plus volontiers que sa cousine de conditions plus sèches. C'est aussi une plante envahissante.

Solidago virgaurea, la Verge d'or commune est elle une plante indigène, plus petite que ses deux cousines nord-américaines, moins de 1 mètre de haut, non invasive, aux fleurs en capitules de 10-20 mm de diamètre, groupées en grappes dressées. Les fleurs sont ligulées et tubuleuses, les ligules dépassant largement les tubulaires. Cette Verge d'or fréquente les coupes récentes, bois clairs, et lisières. Elle est absente du Midi et de la Corse.
Elle se distingue assez facilement de S. gigantea et S. canadensis.


Solidago gigantea, Solidage géant, Solidage glabre.
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Solidago gigantea, Solidage géant, Solidage glabre.
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Solidago gigantea, les involucres

Domaine : Biota
Règne : Plantae
Classe : Equisetopsida
S/Classe : Magnoliidae
Sup./Ordre : Asteranae
Ordre : Asterales
Famille : Asteraceae
Genre : Solidago

Recherche



      Le Dico !

capitule (n. masc.) : inflorescence composé de fleurs sessiles, serrées sur un réceptacle commun ; en fait, ce qui semble être une fleur est en réalité une agglomération de plusieurs fleurs. RETOUR

involucre (n. masc. du lat. involucrum, de volvere = enrouler). Collerette de feuilles ou de bractées située sous une structure végétale. RETOUR

pappus (n. masc.) : formation de poils, soies ou lamelles, portés par le fruit (akène) et correspondant au calice accrescent de leur fleur. Le pappus aide à la dissémination du fruit par le vent ou par les animaux, auxquels il s’attache parfois par des crochets. RETOUR


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