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Agaric champêtre
Rosé des prés
Psalliote champêtre
Agaric comestible
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Classe : Basidiomycètes
Ordre : Agaricales
Famille : Agaricaceae
Genre : Agaricus
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| Photo © Jean Yves Bernoux |
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Chapeaux : |
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de
2 à 8 cm de diamètre, épais, charnu, globuleux d'abord,
longtemps convexe, puis s'étalant ensuite ;
cuticule très
facile à séparer entièrement, blanchâtre, jaunissante
par endroits, surface fibrilleuse, marquée d'écailles blanchâtres
brunissant avec l'âge ;
marge épaisse, excédentaire,
recouvrant le bord des lames, striée sur sa face interne, concolore
au chapeau ; |
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Lames : |
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libres,
séparables, serrées et ventrues, intercalées de lamelles
et lamellules, rose pâle sur très jeunes sujets pour très
vite foncer en rose vif, brun-rouge puis finalement noirâtre ;
l'arête
des lames ne présente pas de parties blanches stériles ; |
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Pied : |
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de
2,5 à 5 cm de haut, légèrement cylindrique, renflé
au milieu, souvent en pointe à la base, blanchâtre, floconneux
dans le haut, portant un anneau simple, mince, blanchâtre, fugace ; |
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Chair : |
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épaisse
et ferme, blanche, rosissant à la coupe très faiblement
pour ensuite brunir légèrement, bonne odeur et saveur douce et fongique ; |
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Spores : |
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sporée
brune ; |
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Comestibilité : |
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champignon
de très bonne qualité. |
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Meilleur et de qualité supérieure au champignon de Paris
ou champignon de couche, l'agaric champêtre est réputé
pour être un excellent champignon que presque tout le monde connaît.
Bien sûr, il faudra le choisir jeune, sur le tard, avec ses lames
noires, il devient moins appétissant et sa finesse ne serait
plus au rendez-vous. De plus, tout comme le champignon de couche, il
pourra être consommé cru en salade, saisi à la poêle
ou dans toutes autres utilisations sans aucune limite de créations.
Autant le champignon de Paris, son concurrent direct, est visible toute l'année sur l'étal de nos marchés, autant ce rosé des prés à sa saison de prédilection, il faudra donc ne le rechercher que du mois de mai au mois d'octobre, ce qui finalement nous laisse pas mal de temps. Cependant, il faut bien le dire, avec la raréfaction des cheveaux dans les parcs, cet agaric commence à se faire bien rare !
Cet Agaricus campestris, syn. : A. campester, se caractérise par :
- son habitat hors des bois, uniquement au contact de l'herbe
: prés, prairies, pâtures et bordures herbeuses,
- son chapeau blanchâtre, globuleux jeune,
- ses lames y compris l'arête rose-pâle ( origine du nom)
puis rose-vif et enfin brun-noir,
- son pied généralement court et trapu, atténué
à pointu à la base,
- son anneau fugace et étroit,
- et enfin ses basides à 4 spores.
Malgré ces caractères assez bien définis, le rosé des prés peut
être confondu avec un autre champignon du même genre : Agaricus
xanthoderma : l'agaric jaunissant, indigeste à toxique, caractérisé
par une odeur désagréable accentuée à la
cuisson. En outre l'anneau est persistant, la base est légèrement
bulbeuse, et surtout la chair ne rosit pas mais jaunit très franchement au frottement et à la cassure (d'où l'origine du nom : agaric jaunissant).
Attention aussi aux parcs et prairies proches de bois ou de friches qui pourraient cacher les amanites blanches ou autres clitocybes blancs qui ne dédaignent pas s'éloigner de la lisière, toujours rester attentif et ne ramasser ce que l'on connaît et reconnaît parfaitement.
15/09/03
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