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Amanita caesarea.

 

Amanita caesarea, Amanite des Césars, Oronge.

 
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Amanite tue-mouches ou Fausse Oronge, à comparer avec les autres ...

  Champignon :
 

Amanita caesarea (Scop.:Fr.) Pers. 1801

 

Amanite des Césars

Amanite des Césards.

Division : Basidiomycota
S/Division :
Agaricomycotina
Classe
: Agaricomycètes
S/Classe : Agaricomycetideae
Ordre : Amanitales
Famille : Amanitaceae
Genre : Amanita

Photo © ChampYves Réf : C.D.2011

 

Chapeau :

 

10 à 20 cm, ovoïde globuleux, hémisphérique puis étalé, charnu ;
cuticule orangé vif à rouge se délavant dans l'âge, facilement séparable, rarement ou couverte de quelques rares lambeaux blancs et épais du reste déchiré de la volve, vite disparu à la pluie ;
marge régulière, finement et régulièrement striée sur 1 cm. environ ;

Lames :

 

libres, inégales, larges, moyennement serrées, ventrues, jaune d'oeuf (sporée blanche) ;

Pied :

 

jusqu'à 15 cm de haut pour 3 cm de diamètre, jaune, robuste et charnu, épaissi à la base ;
anneau persistant, ample, membraneux, strié au dessus ;
volve ample, en sac, charnue, blanche dehors comme dedans ;

Chair :

 

blanche mais jaunâtre en périphérie, ferme, épaisse ;
odeur faible mais très agréable saveur douce ;

Spores :

 

sporée blanche, non amyloïde ;
spores 10 - 11 x 7- 8 µm, elliptiques plus ou moins allongées ;

Comestibilité :

 

très bon comestible, attention aux confusions.

 

L’Amanite des Césars est un champignon qui aime la chaleur et redoute les coups et les périodes de froid. On la trouvera donc tout naturellement en régions Méditerranéennes, de septembre à octobre associée aux chênes verts, lièges et châtaigniers à mi-altitude, sans pour autant monter au delà de 1000 mètres.
Mais les années de grandes chaleurs, rien ne l'empêche de monter un peu plus haut dans l'Est vers le Jura, elle a aussi été vue vers Mulhouse, et pour cette année, j'ai eu le plaisir de la découvrir non loin de Strasbourg. Je ne peux même pas qualifier ce plaisir de rare, pour être honnête, c'est pour l'instant, l'unique rencontre avec ce champignon.

Peu de difficulté à le reconnaître, même pour une première rencontre. Jeune, c'est un oeuf à même le sol, posé sur le sol par le petit bout, puis cet oeuf se déchire pour laisser émerger un chapeau, hémisphérique superbement coloré de rouge orangé uni, lisse, brillant, sans ou avec 1 à 2 lambeaux du voile (photo2), d'une volve en sac large, membraneuse, épaisse blanche au dehors comme au dedans. Puis ce champignon s'élance sur un pied robuste pour développer un chapeau d’une taille atteignant bien souvent les 20 cm. Une fois bien déterré, retournant ce bel exemplaire massif, tout son dessous vous parle ; Il y a même un anneau ! il est jaune, tout le pied est jaune, et les lames : elles aussi sont jaunes.
Ben oui, c'est une amanite, un champignon de la famille des terribles... mais il parle tellement fort, ce champignon, qu'il est totalement improbable face à lui, d'en arriver à de fausses conclusions. Bon, pour les plus tatillons, c'est vrai que l'Amanite tue-mouches peut faire illusion, illusion de bien courte durée, car comme le dit si bien A. Marchand <<. ..les différences sautent aux yeux dès qu'on renverse les carpophores... >>.
Et il en a fait d'ailleurs, de ce champignon, sa tête de file, premier exemplaire décrit d'une liste longue de plusieurs centaines, et disait de ce "princeps fungorum" << ...elle ne souffre aucune mésalliance avec quelque espèce roturière. Il faut la consommer crue, coupée en tranches minces. Une salade sans poivre, sans persil et sans ail mais avec de l'huile vierge, un peu de sel et un jus de citron discret, ménage l'extrême finesse d'une chair parfaite au palais, délice de l'épicurien le plus blasé... >>

 

  • - Synonymes latins :
  • - Autres noms vernaculaires :
  • - Autres langues

Agaricus caesareus Scop. 1772
Agaricus caesareus Schaeff.1774
Agaricus aureus Batsch 1783
Amanita aurantia Lam. 1783
Agaricus aurantiacus Bull. 1783
Fungus caesareus (Schaeff.) Kuntze 1898
Venenarius caesareus (Scop.) Murrill 1913
Volvoamanita caesarea (Scop.) E. Horak 1968

Extrait -Species Fungorum - 02/2015

Oronge
Oronge vraie

(DE) : allemand : Kaiserling
(UK) : anglais : Caesar's mushroom
(DK) : danois : Kejser-svamp, Kejser-Fluesvamp
(ES) : espagnol : Oronja, Auriola, Monjola
(FI) : finnois : Keisarikärpässieni
(IT) : italien : Uovolo, Fongo ovo
(RU) : russe : Аманита цезария



- confusion :

- Amanita muscaria (L.:Fr.) Hooker.) - Amanite tue-mouches ou Fausse Oronge

 

Même si l'on vient de dire que toute méprise ne pouvait être qu'écartée, il faut quand même présenter son principal sosie qui peut laisser apparaître un chapeau au mêmes tonalités et totalement débarrassé de ses flocons blancs par la pluie. Mais une fois retournée, cette copie présente ses lames, anneau et stipe parfaitement blancs (sauf dans l'âge, ou l'ensemble jaunit et se ramollit).
De plus la volve de l'Amanite tue-mouches n'a rien d'un sac ample et solide, mais se resserre sur la base du pied en de friables écailles étagées.

Un des ouvrages parcouru pour l'occasion précise que la confusion peut être possible avec certaines formes délavées et nues, présentant des lames jaunies par l'âge, mais que les deux espèces ne fréquentent pas les mêmes milieux : l'une méridionale de sécheresse (oronge) et l'autre préférant le Nord, le bouleau et l'humidité (fausse oronge) ... Exemple typique de la diversité, de l'adaptation et de la grande prudence à avancer telle ou telle théorie, qui bien sûr, dans l'absolu est pure vérité, et pourtant, complètement bouleversée par la réalité du terrain. Prenez cette photo, ces Amanites tue-mouches ont étés prises le même jour et à quelques dizaines de mètres du groupe des Amanites des Césars illustrant cette planche. Ces deux amanites, pourtant si différentes dans leurs habitudes et biotopes, se trouvaient là, à quelques dizaines de mètres et étaient toutes deux dans un même état d'avancement, toutes deux issues d'une même poussée qui remontait à environ une semaine. Et pas une goutte de pluie depuis, ce qui a permis à la plus petite du groupe de garder tous ses flocons en cercles parfaitement concentriques, qui, dans ce cas, ne laisse pas de doute.
Et comme toujours, grande prudence ! Quand il y a le moindre doute, on analyse, mais on ne mange pas.

27/09/2006 -
28/07/2012 -






 

Amanita caesarea.

 





 

Photo 4 : Amanita caesarea, Amanite des Césars : détail de la marge .

 





Photo et textes © Jean Yves Bernoux
Textes et photographies sont et restent la propriété de l'auteur. Sauf utilisation strictement personnelle ou intra-scolaire, toutes utilisations nécessitent une entente préalable.

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