Nouveautés, mises à jour
Plan du site
Liens
Signez le livre d'or
 
<< précédente
Champignon :
 
- attention DANGER
- les lames libres
- les lames adnées
- les russules/lactaires
- les boules
- les pores
- les plis & aiguillons
- sur les arbres
- les autres formes
- noms latins
- noms français
- la systématique
- par mois
- par saisons
- détermination
- recettes / conservation
- dans tous ses états
- contacts clubs ....
 
- les arbres
- les fleurs
- les insectes ..et autres
 

 

 

 

    Photo 3 : Cantharellus cibarius, girolles  minuscule en pleine croissance.

 

 

 

    Photo 4 : superbe exemplaire solitaire de notre  Chanterelle  jaune d'oeuf.

 

 

 

    Photo 5 : Cantharellus cibarius : les lames ou plutot les plis de la girolle.

 

 

 

    Photo 6 : petite  récolte de Chantharellus var. pallens, presque blanche! cette girolle.


 

Cantharellus cibarius Fr. : Fr.

 
 

Chanterelle

 
champignons,champignon,fungi,champis,mycologie,arbres,arbre,écorces,écorce,nature,recettes,recettes de cuisine
 

Photo1 : Chanterelle, girolle, chanterelles commune ..       Photo 2 : Cantharellus cibarius, la Chanterelle, la jaunotte, Chanterelle ciboire .

Classe : Homobasidiomycètes
Ordre : Cantharellales
Famille : Cantharellaceae
Genre : Cantharellus


Photo © Jean Yves Bernoux
     

Chapeaux

:

de 2 à 12 cm, convexe puis centre légèrement déprimé avec l'âge, d'une belle couleur jaune d’œuf, marge d’abord enroulée, puis sinueuse, lobée et fragile ; cuticule séparable, sèche, unie ;

Plis

:

assez espacés,parfois ressemblant à de grossières lamelles , fourchus, largement décurrents sur le stipe ;

Pied

:

de 4 à 7 cm et ~1,5 de diam, charnu, plein, inégal et s'amincissant vers la base, sec, concolore au chapeau ;

Chair

:

compacte, blanc-crème, légèrement fibreuse dans le pied, jamais attaquée par les larves.

Spores

:

sporée crème non amyloïde - spores lisses, elliptiques 7–8 × 4–5 microns, guttulées ;

Comestibilité

:

excellent comestible.
     

La Girolle est sans doute le plus populaire des champignons juste derrière ou aux côtés du Cèpe. Si prisée, si connue et reconnue de tous les amateurs du genre qu'on la retrouve très fréquemment à l’étal de la plupart de nos marchés.
Sa chair de cette girolle, au goût fin et subtile, toute parfumée de mirabelles, est d’autant plus intéressante qu'elle n’est jamais véreuse et rarement attaquée par les limaces.
Pouvant accompagner de nombreuses préparations, des plus simples aux plus compliquées, la Girolle présente de grandes qualités culinaires, mais cependant, sa chair ferme nécessitera une cuisson un peu plus importante que pour la plupart des autres champignons.
Quelques cas ont été rapportés dans la littérature de dérangements intestinaux dûs à la Girolle, mais pour autant
<< ces accidents sont à verser au chapitre des intoxications aberrantes >> (A. Marchand), la Girolle reste bien entendu un comestible très estimé.

Fidèle à ses stations, assez commune, la girolle apparaît dès le mois de juin jusque parfois en décembre, avec de fortes poussées en juillet après une bonne pluie d’orage, dans les lieux humides, sous les feuilles ou dans la mousse, préférant les terrains acides.
Pour être peut-être un peu plus précis, si je reprends un article de Guillaume Eyssartier dans le n° 3 page 10 de SCM, on devrait trouver les girolles à plus de 50% sous les chênes, puis viennent les hêtres, les bouleaux et divers autres feuillus, partout géographiquement parlant, sans pour autant dépasser l'étage subalpin. Pour lui, il paraît probable qu'il existe différentes espèces de Girolles en fonction des arbres sous lesquels elles poussent. Il faut dire qu'on ne s'est pas penché sur le cas GIROLLES depuis au moins 25 ans.

Tiens, au fait, cette année, au programme des Mycologiades (2007) le jeudi 4 octobre sera la journée spécialisée "Craterellus et Cantharellus" : les chanterelles et girolles, organisée par M. le Professeur Régis Courtecuisse.
Une page complète y est d'ailleurs consacrée << LA CHANTERELLE OU GIROLLE >> sous la plume d' Alain Bellocq, le même Alain qui sévit aussi dans la revue SCM. Sûr que de ces journées mycologiques sortira notre Girolle toute dépoussiérée. À suivre..


- quelques autres noms vernaculaires français :

Girolle ; Ciboire ; Jaunotte ; Jaunerêt ; Chanterelle ciboire ; Girand ; Grillo ; Jaunelet, Jaunette ; Jaunire : Jauniret ; Roussette ; Rousotte .Rousonne ;...

et bien d'autres encore, en fait, chaque région, chaque dialecte ou patois s'est approprié ce champignon que partout on récolte et apprécie.

 

- et dans quelques autres langues :


(DE) : allemand : Pfifferling, Eierschwamm, Echter Pfifferling ;
(DK) : danois : Almindelig kantarel ;
(UK) : anglais : Common Name: Chanterelle, Yellow Chanterelle ;
(ES) : espagnol : Girolo, Rebozuelo, Rossinyol ;
(FI) : finlandais : Keltavahvero, Kanttarelli ;
(IT) : italien : gallinaccio, galletto, gialletto o finferlo ;
(NL) : néerlandais : Hanenkam ;
(NO) : norvégiens : Kantarell ;
(PL) : polonais : Pieprznik jadalny ; Liška obecná ;
(PT) : portugais : Cantarelas ; Amarelos;
(RU) : russe : Лисичка настоящая ;
(SI) : slovène : Navadna lisička ;
(SV) : suedois : Kantarell ;
(SK) : slovaque : Kuriatko jedlé ;
(CZ) : tchèque : Liška obecná ;

 

27/09/2007 -

 

Cantharellus cibarius, Chanterelle, chanterelles commune, Girolle

 

 

 

 

La chanterelle commune, la girolle, la jaunotte : Cantharellus cibarius

 

 

 

 

Chanterelle ciboire, chanterelle commune, la jaunotte, jaunelet ou jaunette et encore bien d'autres ..

 

 

 

 

Idées de recette :



- confusions possibles :

 

 

top

 

 

 

 

 

 

 

 

    Photo 8 : Omphalotus illudens, Clitocybe trompeur.

 

 

 

 

 

    Photo 9 : Clitocybe illusoire ou trompeur.

 

 

 

 

 

    Photo 10 : Clitocybe illusoire, : les lames.

 

 

 

Omphalotus illudens (Schw.) Sacc

 
 

Clitocybe trompeur

 
champignons,champignon,fungi,champis,mycologie,arbres,arbre,écorces,écorce,nature,recettes,recettes de cuisine
  Photo 7 : Clitocybe trompeur Classe : Homobasidiomycètes
Ordre : Boletales
Famille : Omphalotaceae
Genre : Omphalotus
Photo © Geneviève CH.

- synonymes latins :

Omphalotus olearius (DeCand. : Fr.) Singer
Clitocybe olearia (D.C. : Fr.) Maire pp.)

- quelques autres noms vernaculaires français :

Clitocybe illusoire
Omùphalote des chênes

Clitocybe de l'olivier
Pleurote de l'olivier

 

Attention à la confusion possible et terrible de la Girolle avec le Clitocybe trompeur : Omphalotus illudens, rare dans notre région de l'EST mais bien plus fréquent dans le Midi sous sa forme Omphalotus olearius : le Clitocybe de l'olivier, qui comme son nom l'indique fréquente plus particulièrement l'olivier. Dans nos contrées, plus au Nord, il fréquentera plus particulièrement les souches de châtaigners et de chênes.

En réalité, la confusion devrait ne pas être possible entre ces deux espèces, ( confusion qualifiée d' impardonnable mais fréquente par R. Courtecuisse dans son guide des Champignons de France et d'Europe), avec un minimum d'attention et de documentations, les différences sont telles, qu'il faudrait être vraiment tête en l'air pour remplir le panier de ce dangereux toxique ... et pourtant ...
Reprenez la description de la Chanterelle un peu plus haut : les "lames" ne sont que des plis lamelliformes, peu profond, peu serrés et dont l'arête est arrondie à presque plate.
Sur Omphalotus, déjà, se sont de vraies lames, mais de plus elles sont très serrées, très décurrentes et bien souvent fendues en partie médiane, l'arête en est aiguë. Voir photo 7 qui nous représente parfaitement la partie hyméniale du clitocybe avec tous ces détails, à comparer avec la photo 5 qui nous présente les plis lamelliformes, peu serrés et à arête épaisse de la Girolle.
Si l'on poursuit la description de ce champignon, le chapeau, de 8-15 cm, est plat puis se creuse conservant un léger mamelon, une marge mince, enroulée, ondulée et souvent craquelée dans l'âge. La cuticule épaisse est séparable, fibrilleuse, sèche mais légèrement luisante, jaune orangé pour le Clitocibe illusoire, plus orangé rouge cuivré pour homologue du Sud, souvent considéré comme simple synonyme.
La chair fibreuse jaune safranée est astringente, son odeur forte sans être vraiment désagréable, oléagineuse (A. Marchand).
Si l'on poursuit, le pied est bien souvent excentrique (comprendre excentré et non fantaisiste) et de belle taille : jusqu'à15 cm de long pour 2 cm de diamètre, tenace, fibrilleux sur toute la hauteur, concolore aux lames sauf à la base qui fonce par le bas.

De plus, nos deux Clitocybes (illusoire et de l'olivier) sont typiquement lignicoles et cespiteux sur souches de feuillus ou arbres affaiblis et mourant. Parfois, et c'est là où il fait illusion, on pourra le trouver solitaire et en relation avec une racine traçante donnant l'impression d'un champignon terricole.

Encore un détail, et non des moindre, notre Clitocybe présente une particularité assez rare : ses lames sont bioluminescentes : émission de lumière visible par des organismes vivants, qui se rencontre chez des Bactéries, des Végétaux (noctiluques, champignons) et des Animaux (lucioles, poissons abyssaux). C’est une lumière «froide» dont l’émission est due, chez les Animaux, à l’oxydation d’une protéine présente dans certaines cellules (photocytes), la luciférine, sous l’action d’une enzyme, la luciférase. (dictionnaire Hachette)
Bref, notre champignon, fortement toxique, est un cas. Et finalement, heureusement qu'il est toxique, j'en imagine certains qui le consommeraient à longueur de journée espérant faire un tabac dans les boîtes de nuit.
Une anecdote sur cette lumière verte, Becker, le mycologue, lisait son journal à la lumière de ces champignons, peut- être notre éclairage du 3ème millénaire ....

Sporée blanc jaunâtre non amyloïde - spores subglobuleuses, hyalines, 5-7 x 5-6 µm.

Photos 7 à 10 : 26/08/2006, photos offertes par Geneviève CH. qui nous précise les conditions de la découverte :
<< J'ai découvert cette énorme tache, à l'entrée d'un bois, au pied d'un chêne et il me semble sur de vieilles souches de bois ou de vieilles racines. Je l'ai repérée il y a deux ans. Le champignon dégage une odeur plutôt agréable mais forte. Il atteint une bonne taille (voir par rapport à ma main). A ce stade de sa croissance (j'avais repéré les jeunes pousses 12 j. avant, mais je n'avais pas mon appareil photos) il a une bonne tenue (ferme) mais quand on le brise il est plutôt caoutchouteux.
Nous sommes à environ 400 m d'altitude, en Haute-Saône, dans un bois de feuillus.>>

28/09/07

 



 

    Photo 1 :  hygrophoropsis aurantiaca, clitocybe orangé sur souche de pin.

top

Une autre confusion possible mais de moindre importance, car non dangereuse, est celle possible avec le Clitocybe orangé, ou fausse girolle, Hygrophoropsis aurantiaca, de taille plus petite, présentant des lames fines, bifurquées, et une chair à consistance molle sur l'ensemble du champignon.
La confusion reste peu grave avec cette espèce qui est un comestible de moindre importance, mais qui, si consommé en grande quantité, peut s’avérer purgative.

 

 


   

 

Et pour tenter de bien différencier nos trois champignons, un tableau résumé des principaux caractères :

 

 

Cantharellus cibarius

Chanterelle

Hygrophoropsis aurantiaca

Fausse chanterelle

Omphalotus illudens

Clitocybe trompeur

  Photo : chanterelle, girolle.
qualité excellent comestible comestible très moyen et parfois douteux toxique
période juin - décembre
septembre - novembre juillet - novembre
fréquence commun très commun rare
odeur de mirabelle insignifiante forte, oléagineuse
lames plis décurrents (pas de lames véritables) fourchues
séparables du chapeau
Fourchues (luminescentes)
non séparables du chapeau
chapeau

charnu à chair ferme

odeur fruitée (abricot, mirabelle)

tout le champignon à chair molle

odeur et saveur insignifiante

charnu, chair ferme orangée
- réaction verte à l'ammoniaque lames et cuticule
couleur Jaune d'oeuf à jaune orangé Orange Orange vif à rouge brique cuivré


habitat

sous feuillus , non lignicole
seule ou parfois en petites troupes mais à bases toujours dissociées

solitaire ou en petites troupes d'individus disséminées
à terre ou directement sur bois très décomposés sous conifères

lignicole, cespiteux, parfois aussi sur racine traçante
=> attention : paraissant terrestre

 

28/09/07

     
       
Photo et textes © Jean Yves Bernoux
Textes et photographies sont et restent la propriété de l'auteur. Sauf utilisation strictement personnelle ou intra-scolaire, toutes utilisations nécessitent une entente préalable.

| Home Logo | ou | Présentation du site |
autre site : ChampYves Côté Nature

ChampYves le site aux mille champignons crée le 07/11/2002 - Copyright JYB Unltd 2002 -Tous droits réservés
- champignons - champignon - champis - mycologie - arbres - arbre - écorces - écorce - recettes de cuisine - recette - forêt - nature -